Patrimoine

Le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique de Lyon

Patrimoine · Publié le 2026-10-27

Deux presses à imprimer anciennes en bois, avec leurs leviers et leurs plateaux, dans une salle de musée
Presses typographiques du XVIe siècle conservées au musée Plantin-Moretus d'Anvers : le type de matériel présenté dans les musées de l'imprimerie. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Au cœur de la Presqu'île, à Lyon, un hôtel particulier ancien abrite un musée entièrement consacré à l'imprimerie et aux arts graphiques. Le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique raconte cinq siècles d'histoire du livre, de la lettre et de l'image imprimée. Il est actuellement fermé pour une rénovation : voici ce qu'il faut savoir pour préparer une visite à sa réouverture.

À noter

Le musée est fermé au public depuis le 1er juin 2025 pour des travaux de mise en accessibilité et de rénovation. Le site officiel annonce une réouverture en 2027, sous un nouveau nom et avec un parcours renouvelé ; les pages du musée évoquent selon les cas le printemps ou l'automne 2027. Le musée précise que, pendant les travaux, ses collections voyagent et s'exposent ailleurs (site officiel du musée, consulté en octobre 2026).

Un musée né de trois passionnés

Le musée a été créé en 1964, à l'initiative de trois figures du monde du livre : l'éditeur Maurice Audin, l'historien du livre Henri-Jean Martin, alors directeur de la bibliothèque municipale de Lyon, et le libraire parisien André Jammes, grand connaisseur de la typographie. Il est installé dans l'hôtel de la Couronne, rue de la Poulaillerie, un bâtiment historique de la Presqu'île. Il dépend de la Ville de Lyon.

Pourquoi Lyon ?

Le choix de Lyon n'est pas un hasard. Dès la fin du XVe siècle, la ville devient l'un des grands centres européens de l'imprimerie. Au XVIe siècle, ses ateliers impriment des ouvrages en latin, en français, en italien et en espagnol, des livres juridiques, médicaux, religieux et littéraires, des éditions illustrées de gravures sur bois, et attirent graveurs, fondeurs, correcteurs et auteurs. La ville est alors un carrefour commercial, avec ses foires, ce qui facilite la diffusion des livres dans toute l'Europe.

Le musée rappelle aussi le rôle de Lyon au XXe siècle dans l'histoire de la photocomposition, avec les inventeurs lyonnais René Higonnet et Louis Moyroud, dont la machine a contribué à remplacer la composition au plomb par des procédés photographiques.

Ce que l'on y voit

Le parcours permanent présenté jusqu'à la fermeture déroulait, sur deux étages et trois galeries, cinq siècles d'évolutions graphiques. On y suivait :

Pour un calligraphe ou un graphiste, c'est l'occasion de voir de près ce que les reproductions écrasent : l'empreinte du plomb dans le papier, les marges, les couleurs des encres, la texture des pages de textura imprimée.

Le centre de documentation

Le musée dispose d'un fonds documentaire qui complète les collections : ouvrages sur l'histoire du livre, de l'imprimerie et du graphisme, catalogues de fonderies, revues professionnelles. Il est destiné aux chercheurs, aux étudiants et aux professionnels. Ses conditions d'accès pendant les travaux sont à vérifier auprès du musée.

Ce que le musée apprend au calligraphe et au graphiste

Un musée de l'imprimerie n'est pas seulement un lieu d'histoire des techniques. Pour qui pratique la lettre, il permet de comprendre des contraintes que les outils numériques font oublier.

Garder ces contraintes en tête aide à choisir ou à dessiner des lettres adaptées à leur support, imprimé ou numérique.

Préparer sa visite à la réouverture

  1. Consulter le site officiel pour la date de réouverture, les horaires, les tarifs et le nouveau nom annoncé.
  2. Repérer les ateliers et les visites guidées dans la programmation : les activités de médiation sont annoncées sur le site du musée et demandent souvent une réservation.
  3. Combiner avec les bibliothèques : la bibliothèque municipale de Lyon conserve un fonds ancien important, dont une partie est numérisée.
  4. Prévoir le temps d'observation : une loupe de poche et un carnet pour croquer des lettres sont plus utiles qu'un appareil photo.

En attendant : voir l'imprimerie ailleurs

Pendant la fermeture, les collections voyagent, s'exposent dans d'autres lieux lyonnais et se documentent en ligne. D'autres lieux permettent de découvrir l'histoire de la lettre :

Ce qu'il faut retenir

Sources